La
Loi de Finances N° 024/PR/99 du 31 Décembre 1999
a instauré une Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
au Tchad à compter du 1er Janvier 2000.
La
TVA constitue la pièce maîtresse de notre système
fiscal actuel. Il s’agit d’un impôt général
sur la consommation qui atteint en principe tous les biens et
services consommés ou utilisés au Tchad, qu’ils
soient d’origine nationale ou étrangère.
Cependant certaines opérations échappent à
l’imposition parce qu’elles bénéficient
d’exonérations.
Avec
un champ d’application plus large et des déductions
généralisées, la TVA présente l’immense
avantage d’être neutre sur le plan économique
et d’être supportée par le consommateur final.
Les entreprises sont uniquement chargées de collecter
et de reverser cette taxe au Trésor Public.
C’est un système simple dans son principe. Aux
divers stades du circuit, chaque redevable calcule et facture
à son client une taxe correspondant au prix de vente
qu’il pratique, mais lors du règlement au Trésor,
il impute sur cet impôt la taxe ayant grevé les
éléments constitutifs de son prix de revient :
il ne verse que la différence entre la taxe facturée
et la taxe déductible.
En
matière de déductions, l’objectif est de
faire en sorte qu’à chaque stade de la production
et de la distribution, la taxe frappe seulement la « valeur
ajoutée » (c’est à dire la plus-value
générée par le produit), de telle façon
qu’à la fin du cycle suivi par ce produit, la charge
fiscale globale corresponde seulement à la taxe calculée
sur le prix de vente facturé au consommateur.
La
taxe déductible dont l’imputation n’a pas
été opérée peut faire l’objet
d’un remboursement sous certaines conditions. Le remboursement
est limité aux seuls redevables ci-après :
 |
|
les
exportateurs ; |
| |
|
|
 |
|
et
les industriels qui réalisent un investissement d’un
montant supérieur ou égal à 100 000
000 de Frs CFA au cours d’une période de douze
mois consécutifs. |
La demande de remboursement doit être adressée
au Directeur Général des Impôts, dans le
mois qui suit la déclaration mensuelle faisant apparaître
un crédit remboursable (condition de forme).Elle peut
faire l’objet d’un rejet si l’entreprise accuse
un retard dans le paiement de l’un quelconque des autres
impôts et taxes (condition de fond).
Préalablement
au remboursement, La Direction Générale des Impôts
est en droit de demander au redevable les documents suivants
:
Les
demandes reconnues fondées après instruction par
la Direction Générale des Impôts donnent
lieu à remboursement