IRPP
TCHAD :
Les coopérants et les expatriés travaillant pour
un projet ou une ONG
Pour ce qui concerne l’Impôt sur le revenu des personnes
physiques au Tchad, à compter de votre arrivée
sur le territoire tchadien, vous êtes redevables de l’impôt
sur les personnes physiques au Tchad, sauf quelques rares dérogations
(personnels d’Ambassade et représentants d’organismes
internationaux en vertu de la Convention de Vienne).
Le principe (article 2 du Code des impôts) :
Sont imposables au Tchad, les personnes ayant leur domicile
fiscal au Tchad ou qui y résident habituellement. «
Sont considérés comme ayant au Tchad une résidence
habituelle … les personnes qui y possèdent une
habitation ; personnes qui sans disposer d’une habitation,
y ont néanmoins le lieu de leur séjour principal
; les fonctionnaires tchadiens ou étrangers payés
par un budget autre que l’un des budgets du Tchad pendant
toute la période au cours de laquelle ils restent affectés
au Tchad. Cette période … commence le jour de l’affectation
au Tchad… »
Concernant vos revenus de l’année 2003, même
pour ceux qui sont arrivés en cours d’année,
les traitements perçus à compter de votre arrivée
au Tchad devaient être déclarés avant le
1 mars 2004 sur la déclaration verte « impôt
sur le revenu des personnes physiques ». Le paiement de
l’impôt s’effectue lors de la remise de la
déclaration, avec toutefois la possibilité de
le différer de 20 jours.
Le revenu imposable correspond au traitement indiciaire diminué
des retenues ou versements obligatoires (retraite, sécurité
sociale, contribution solidarité).
Le
régime fiscal est différent selon votre statut
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Coopérant
(exemple : rémunéré directement par
le Ministère des Affaires Etrangères français
ou l’AEFE). Le protocole du 6 mars 1976 signé
entre la France et le Tchad est applicable : un abattement
de 70% est appliqué à votre revenu net.
Les avantages en nature (fourniture de logement) sont
exclus de la base d’imposition ; |
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Expatrié
non Coopérant (exemple: contrat « local »
; projet financé par un service de Coopération
mais réalisé par un consultant privé)
: l’abattement n’est que de 40%. En outre,
les indemnités et avantages en nature tels que
la fourniture de logement devront être intégrés
à la base d’imposition. |
ATTENTION
: si le statut de Coopérant est évidemment
plus favorable, j’invite ceux qui ne peuvent en bénéficier
à la plus grande prudence. Pour bénéficier
du protocole les services des impôts peuvent demander
un justificatif.
Les organismes de Coopération ont parfois conclu des
Conventions avec le Tchad : veuillez vous y reporter. A défaut
de Convention, vous relevez du régime général
(abattement de 40%).
Situation
de famille et quotient familial
Les revenus à déclarer concernent, comme en France,
ceux du foyer. En cas de mariage, vous êtes tenus de faire
une déclaration commune (conjoint ne travaillant pas
ou les deux conjoints bénéficiant du statut de
coopérant), sauf :
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si
le conjoint n’est pas imposable au Tchad en vertu
des conventions internationales (exemple des Diplomates,
représentants d’organismes internationaux,
Etc.): dans ce cas le coopérant/contrat local est
imposé sur ses revenus propres.
Rattachement des enfants et nombre de parts : dans tous
les cas, les enfants sont rattachés au mari (au
Tchad, ce dernier est toujours le « chef de famille
» : père + 1 enfant = 2 parts ; avec 2 enfants
= 2,5 parts, Etc.). L’épouse ne bénéficiera
que d’une part ; |
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si
le conjoint travaille au Tchad et n’a pas le statut
de coopérant (ex : contrat « local »).
Dans ce cas de figure, deux déclarations sont souscrites.
S’il n’y pas d’enfants, chacun est imposé
sur une part. S’il y a des enfants, ces derniers sont
systématiquement rattachés au mari ; |
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si
le conjoint ne réside pas au Tchad, et fait l’objet
d’une imposition en France. Dans ce cas de figure,
le nombre de part est limité à 1 ; |
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situation
de séparation de corps ; |
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procédure
de divorce en cours ; |
Le
nombre de parts est déterminé selon une méthode
proche de la fiscalité française :
A noter : même si votre conjoint et/ou
vos enfants ne résident pas au Tchad, vous pouvez les
rattacher à votre foyer fiscal, pourvu qu’une Convention
fiscale soit signée inégrant une clause de réciprocité.
S’agissant de la France, vous pouvez rattacher votre famille
à la déclaration «Ttchad » pourvu
qu’ils ne fassent pas de déclarations fiscales
distinctes en France. J’attire votre attention sur les
risques à intégrer des enfants majeurs qui ne
poursuivent pas d’études. Les services pourront
vous demander des justificatifs. Cette situation ne pose pas
de réels problèmes en cours de séjour,
mais pourrait bien compliquer votre départ définitif.
Détermination
du revenu imposable :
Portez les revenus dont vous avez disposé et les avantages
en nature tels que le logement. Les charges sociales sont limitées
par le Code des impôts à 15% du revenu brut.
Par ailleurs, seules les cotisations obligatoires sont déductibles
: à ce titre les versements effectués par exemple
au titre de la PREFON (contribution volontaire à un régime
complémentaire de retraite) ne sont pas déductibles
du revenu brut.
Charges
déductibles :
Vous ne pouvez déduire que les intérêts
d’emprunt contractés pour l’acquisition d’un
bien immobilier au Tchad. Vous pouvez également déduire
les pensions alimentaires versées, si vous êtes
en mesure de justifier, et du caractère obligatoire (notion
d’obligation alimentaire entre ascendants et descendants,
pensions versées suite à divorce, décision
de justice, Etc.), et du paiement effectif. Il est toujours
prudent de conserver la décision du Tribunal ou tout
document permettant d’établir la réalité
de la charge.
De même que pour les revenus nets, seul 30% de la somme
effectivement payée est déductible.
Calcul
de l’impôt :
Revenus brut - Cotisations obligatoires = revenu net * 30 ou
60% (abattement de 70% ou 40% selon le statut). Le barème
progressif est alors appliqué sur la base de ce revenu
imposable divisé par le nombre de parts. Enfin, il est
déduit de l’impôt brut un abattement égal
à 4% du revenu imposable.
Dépôt
de la déclaration et paiement :
A l’occasion du dépôt de votre déclaration
(bâtiment de la DPME en face de l’imprimerie IDT),
le service délivrera un bulletin de paiement par anticipation
(PPA). Le paiement s’effectue auprès du Trésor
public (sur place ou à la Trésorerie générale).
Une fois celui-ci effectué, il est recommandé
de présenter au service gestionnaire la quittance afin
qu’il porte sur votre déclaration les références
de paiement.
En cas de départ définitif, vous devrez vous acquitter
de l’imposition sur l’année en cours afin
d’obtenir le quitus (sans quitus, vous pourrez être
bloqués à l’aéroport). La formalité
peut être relativement longue :