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Coopération
française :
Appui de 147 millions de Fcfa à la Direction générale
des impôts (DGI) pour 2005
L’Ambassade
de France a renforcé son appui en faveur de la gouvernance
financière, en procédant en fin juin à la
signature d’un avenant au protocole d’accord qui la
lie à la Direction Générale des Impôts
du Ministère des Finances qui porte le montant des financements
accordés en 2005 à 147 millions de Francs CFA (225.000
€).
La
DGI, une administration stratégique leader de la réforme
des finances publiques
Avec
plus de 88 milliards de Fcfa de recettes en 2004 (base émission),
la DGI a génèré plus de 50% des recettes
fiscales de l’Etat. Cette situation est relativement récente,
puisque les recettes ont plus que doublé en l’espace
de trois ans, avec des taux annuels de progression de, respectivement,
+44%, +24% et +18% en 2002, 2003 et 2004, bien supérieurs
à ceux de la croissance nationale (hors secteur pétrolier).
Cette
performance est principalement le résultat d’une
réforme, engagée en 2002 et qui s’appuie sur
l’adoption d’un nouveau mode de gestion : le plan
d’action. Ce document, élaboré par un comité
de modernisation également chargé d’en assurer
le suivi, définit des objectifs prioritaires, ainsi que
les moyens financiers, humains et méthodologiques d’y
parvenir sur une période de 4 ans. Parmi ces objectifs,
on relève notamment : l’élaboration d’un
cadre juridique adapté, transparent et sécurisé
pour les opérateurs économiques ; l’élargissement
de l’assiette fiscale ; l’amélioration des
méthodes de management et de contrôle interne ; la
professionnalisation des agents.
Fort
des succès enregistrés par cette nouvelle approche,
le plan d’action de la DGI a servi de modèle pour
l’élaboration d’un plan d’action pour
la modernisation de la gestion financière de l’Etat
(PAMGFE), présenté aux bailleurs de fonds en avril
2005 et qui concerne l’ensemble des administrations impliquées
dans la réforme des finances publiques.
Un soutien fidèle et croissant de la coopération
française, désormais coordonné avec l’action
européenne
Partenaire
traditionnel du Tchad dans le domaine des finances publiques,
l’Ambassade de France a appuyé cette démarche
novatrice dès ses débuts en plaçant une assistance
technique résidentielle auprès du Directeur général
des impôts, dès la fin de l’année 2002.
Cette collaboration n’a cessé de se renforcer depuis.
Un premier projet du Fonds social de développement (FSD)
a permis d’équiper la salle de formation et de doter
en matériels informatique et bureautique des services stratégiques
dès 2003. Puis en 2004, ce sont respectivement 35 et 19
millions de Francs CFA qui ont été accordés
par la France au titre d’appuis aux plans de formation et
d’action de la DGI. La publication d’une charte du
contribuable vérifié, d’un code de déontologie,
d’un livre de procédures fiscales, ainsi que l’édition
d’un bulletin trimestriel de la DGI, l’organisation
de la première journée des opérateurs économiques
et le développement d’applications informatiques
adaptées font partie des principales opérations
financées avec le concours de la France. Mais l’essentiel
de l’effort a été consacré à
la formation, puisque les deux tiers des montants octroyés
en 2004 ont permis l’organisation sur place de près
de 450 heures d’enseignements (en informatique et techniques
de contrôle) au profit de 250 agents ainsi que l’envoi
en France de 4 agents, dont deux ont bénéficié
de formations longues d’un an dans les grandes écoles
spécialisées.
La primauté accordée par l’Ambassade de France
à la formation des agents de l’administration fiscale
tchadienne est reconduite en 2005 et même amplifiée.
Ainsi, les moyens financiers qui lui sont consacrés sont
en hausse de 45% permettant, outre l’organisation de 220
heures de formation à N’Djamena au profit de 230
agents (spécialisation en informatique, techniques de recouvrement
et de recherche), l’envoi de sept stagiaires courte durée
en France et surtout la prise en charge des 3 lauréats
retenus pour suivre leur scolarité 2005-06 à l’Ecole
nationale des impôts de Clermont-Ferrand et à Paris
Dauphine. Tout comme en 2004, la sécurisation et la modernisation
du cadre réglementaire fiscal est le deuxième objectif
de concentration de l’aide française au sein du plan
d’action de la DGI. A cet effet, il est notamment prévu
de financer la mise en réseau de la Direction des grandes
entreprises (qui réalise 80% des recettes de la DGI) ainsi
que l’élaboration d’une nouvelle liasse fiscale
aux normes de l’OHADA. La création d’un site
web, mais aussi l’organisation de la 2ème journée
des opérateurs économiques et la diffusion gratuite
du journal de la DGI sont autant d’actions soutenues par
la France en 2005 qui contribuent au nécessaire effort
de transparence et d’information des usagers, également
constitutif d’un environnement des affaires sécurisé
et attractif pour l’investissement privé.
Il
convient de noter que si l’Ambassade de France a maintenu
en 2005 les deux grands axes de sa stratégie d’appui
à la DGI – formation des agents et sécurisation
des opérateurs et des recettes fiscales – l’identification
des actions soutenues s’est faite, pour la première
cette année, en étroite collaboration avec la Délégation
de la Commission Européenne au Tchad. Ainsi la plupart
des opérations financées par la France sont expressément
complémentaires de celles prises en charge par le projet
européen “Renforcement des capacités de la
Direction générale des impôts (2005-06)”,
conclu dans le cadre du volet d’appui institutionnel à
l’appui budgétaire pour un montant total de 157 millions
de Francs CFA.
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